Modifiez vos habitudes alimentaires dans le sens d’une réduction des graisses saturées
Il vous a été recommandé de modifier vos habitudes alimentaires dans le sens d’une réduction des graisses saturées.
Une consommation excessive de graisses saturées, c'est-à-dire supérieure à 10% des apports caloriques totaux (soit supérieure à 25-30 grammes par jour) favorise le risque d’une concentration élevée de LDL-cholestérol dans le sang. (1)
Le remplacement des graisses saturées par des graisses insaturées dans l’alimentation entraîne une réduction du risque cardio-vasculaire. Le remplacement des graisses saturées par des glucides n’apporte pas de bénéfice au plan cardio-vasculaire. (2)
On distingue plusieurs groupes de graisses insaturées : mono-insaturées, polyinsaturées omega 6 et polyinsaturées Omega 3, qui ont des effets différents.
Ce sont les graisses poly-insaturées qui ont un rôle déterminant sur la baisse du LDL-cholestérol. Les graisses mono-insaturées, représentées en particulier par l’huile d’olive (riche en acide oléique), ont un rôle neutre sur ce paramètre.
Les acides gras "trans" sont présents dans les graisses alimentaires qui ont subi un processus d’hydrogénation dans le but d’augmenter leur point de fusion.
Les régimes pauvres en lipides ne sont pas meilleurs que les régimes pauvres en sucres sur le poids et sur les autres paramètres cardiovasculaires.
Les régimes stricts, qui imposent un contrôle permanent de l'alimentation, ne sont jamais suivis sur le long terme.(3)
La mauvaise réputation de l’huile de palme n’est pas fondée. C’est une huile végétale qui, étant riche en acides gras saturés (50%), est solide à température ambiante. Cela lui confère des avantages organoleptiques utiles dans la fabrication des produits alimentaires. Elle remplace avantageusement les huiles végétales "hydrogénées" qui ont le défaut d’être riches en acides gras "trans" clairement délétères. Il est recommandé de ne pas en consommer plus de 10 grammes par jour. (4)
Le rapport acides gras de type Omega 3/ acides gras de type Omega 6 serait déterminant sans que la proportion idéale ne soit encore clairement établie.
Comprendre l’enjeu d'une meilleure consommation sans diaboliser le beurre, la crème fraîche ou le fromage, trois aliments riches en graisses saturées.
Pour la cuisson, remplacer plus ou moins totalement le beurre et la margarine par des huiles végétales (olive, tournesol, colza, pépins de raisin…). Abandonner la Végétaline® sans regret.
Réduire sa consommation de viande rouge.
Augmenter sa consommation de poissons, en particulier les poissons dits gras comme les sardines, les maquereaux, le saumon, riches en Omega 3. Ne pas écarter les conserves.
Traquer les graisses saturées cachées, présentes notamment dans les chips, produits apéritif, gâteaux, viennoiseries, biscuits, préparations industrielles… et donc éviter une consommation excessive de ce type d’aliments.
Varier le plus possible ses plats, pour découvrir de nouvelles sensations gustatives.
Trouver des astuces pour changer les assaisonnements classiques par des compositions moins riches en graisses. Le fromage blanc 0% peut constituer une base, à mixer avec des herbes, des aromates, etc.
Savoir modifier – progressivement mais sûrement- son alimentation de façon à pouvoir à la fois répondre au mieux aux recommandations nutritionnelles sur les graisses, et conserver le plaisir quotidien de se mettre à table.
"Bonnes" graisses (insaturées) et "mauvaises" graisses (saturées) apportent la même charge énergétique : remplacer le beurre par de l’huile d’olive, à quantité équivalente, ne réduit pas l’apport calorique.
Oublier que les graisses saturées ne sont pas toujours visibles (beurre, crème fraîche). Elles sont souvent "cachées" et présentes aussi dans les chips, produits apéritif, gâteaux, viennoiseries, biscuits, préparations industrielles.

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